Juin 2018 ... un cycle de travail et d’approfondissement

Devant l'immobilsme de notre dioscèse quand à la collégialité de la refleion pour préparer l'avenir suite au colloque de 2016 Eglise 2030, Quel(s) visgae(s) ? (voir ci dessous), nous avons décidé de lancer un gand cycle de reflexion sur l'apostolat des laïcs dans le diocèse de Lyon.

L'actualité nous a rattrapé avec la lettre du pape au peuple de Dieu du 20 aout 2018 et celle de la Conférence des Evêques de France du 12 septembre 2018 invitant tous les baptisés à "se sentir engagé dans la transformation ecclésiale et sociale"

Notre démarche s'appuit sur un cycle de conférences étalées de juin 2018 à décembre 2019 ainsi que sur le travail de 3 ateliers : "Parole et débat", "Juste place des laïcs et des prêtres" et "Collégialité et coresponsabilité".

 

Conférences et ateliers sont ouverts à tous, les dates les concernant sont dans la rubrique agenda.

2014-2016 - A l'origine de notre démarche...

Le pape François nous demande d’être des chrétiens « en sortie » et que l’Eglise soit plus synodale. Le cardinal Philippe Barbarin, dans sa lettre pastorale d’octobre 2015, nous invite à former une « Fraternité Missionnaire »

Entre 2016 et 2030, le paysage du diocèse de Lyon aura, à l’image de notre société, profondément évolué :

  • Le nombre de prêtres aura sensiblement diminué entraînant de facto une modification radicale de la manière de conduire la pastorale diocésaine (nos estimations : 117 prêtres diocésains de moins de 75 ans en 2013 ; ils ne seront plus que 63 en 2030) (1)
  • En 2016,  il y avait 1 prêtre pour 11 900 habitants; en 2030, il n'y en aura plus que 1 prêtre pour 18 800 habitants (1)
  • La société civile poursuivra sa mutation face aux questions liées à l’écologie, à l’économie (migrations, inégalités, …), à l’éthique (biotechniques, fin de vie, …), à la vie ensemble (laïcité, …) etc.

A l’horizon 2030, notre Eglise diocésaine aura donc un double pari à tenir : s’adapter aux réalités et aux besoins nouveaux de notre société dans une organisation ecclésiale renouvelée. Cette mutation inévitable ne pourra se réaliser sans l’adhésion de tous – clercs comme laïcs - ; or ces questions, trop souvent méconnues, sont rarement débattues en Eglise.

Depuis Vatican II, les laïcs ont vu leur place dans l’Eglise évoluer… Et en 2030, que devra-t-elle être ? Dans quelle Eglise ? Pour quelles missions ?

Pour aborder ces questions, réfléchir ensemble et s’enrichir de nos expériences, nous avons organisé un colloque en novembre 2016 : ouvert, fraternel, sans langue de bois ; il a permis dans la pluralité des sensibilités et des spiritualités, d’échanger, de comprendre et de proposer.

A partir de la richesse des échanges ayant eu lieu au cours du colloque, l'équipe d'animation cherche à poursuivre la démarche en initiant d’autres débats, conférences et réunions en paroisse, en doyennés, au sein des mouvements et associations …

 

(1) L'ensemble des chiffres analysant la situation démographique du clergé lyonnais, son affectation par origine, par ministère, par lieu géographique ou par zone socio-économique ainsi que les projections sur 2030 sont disponible dans l'ouvrage que nous avons publié aux éditions de la Chronique sociale sous le titre : Eglise 2030 : quel(s) visage(s) ? des chrétiens proposent 

Qui sommes nous ?

Laïcs appartenant à divers mouvements d'Eglise (CVX, CCFD, Secours Catholique, ACLAAM, Mission de France...), fréquentant (ou non) nos paroisses géographiques nous sommes profondemment attachés à l'Eglise.

Nous nous réunissons depuis 2014 -en fait depuis 2011 pour certains- et avons réfléchi sur l’avenir de notre Eglise diocésaine. Tout d’abord à partir des paroles de l’Évangile nous avons précisé nos « rêves d’Eglise » ; nous avons étudié les textes conciliaires, notamment Lumen Gentium sur le rôle et la place des laïcs et des prêtres, lu une quarantaine d’ouvrages, au moins autant d’articles et réalisé une étude sur la démographie du clergé dans le diocèse. Au final, il nous a semblé important d’élargir et poursuivre la réflexion et d’aider à une prise de conscience de la place de plus en plus importante que les laïcs devront occuper.