D1 - Forme des célébrations

 

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Atelier « CELEBRATION »   D1

 

Nous sommes partis de nos expériences présentes ou passées, très diverses

 

  • En milieu rural, expérience d’Assemblées en absence (ou attente) de prêtre ;

Elles ont eu lieu là où j’étais en Lorraine (mais aussi un peu partout en France dans les années1985 à 1990). Puis l’expérience a pris fin pour plusieurs raisons avancées :

         - ça copiait trop la messe…

         - les animateurs s’essoufflaient …

Cela a été remplacé par le co-voiturage jusqu’au lieu de l’assemblée avec prêtre !

 

  • Aujourd’hui plusieurs personnes avaient l’expérience de célébrations avec « plus de chair », plus parlantes pour des publics qui ne sont pas à l’aise dans les célébrations traditionnelles :

         -  messe qui « prend son temps », avec partage de la Parole par petits groupes ; faire l’expérience de la Parole en consonance avec sa vie…(aumônerie étudiant, et collège/lycée)

-        - messe des familles

         - messe « autrement » : à Sathonay chaque messe est confiée à un mouvement ; le prêtre a accepté de changer ; chaque messe se prépare en plusieurs fois, dure plus longtemps. Liberté, inventivité, dynamisme sont au rendez-vous, ce qui remplit l’église.

         - messe « musicale » pour prendre en compte l’expression des jeunes (Ste Blandine)

         - messe à « liturgie libre » (St Méric, Paris) pour élaborer un langage compréhensible par tous. Préparation le lundi, le prêtre rédige la prière eucharistique en fonction du fil rouge de la célébration, prise de parole possible par des laïcs, parfois des groupes à la suite de la Parole…

         - messes de « réconciliation » par l’équipe funérailles (St Luc)

         - des célébrations domestiques (MCC)

 

  • Des déceptions face à des célébrations formatées et des églises fermées sur elles-mêmes : communautés St Martin et bien d’autres

 

Des idées forces :

 

Repartir de l’idée d’un peuple de baptisés, peuple sacerdotal (le seul prêtre étant Jésus-Christ qui met fin aux sacrifices) dans lequel s’exerce différentes fonctions. Repenser ces fonctions et ministères. Dépasser Vatican II qui n’a pas fait le travail de remise en question de la conception du sacerdoce héritée du Concile de Trente.

 

Rendre la Parole vivante, compréhensible (langage), partagée, en consonance avec la vie ; dans les célébrations : souplesse, créativité… Adapter le langage et formes liturgiques aux différents publics et événements.

 

 Réintroduire la notion de fraternité : les assemblées comme espaces de fraternité. Ce qui suppose des assemblées ouvertes… S’émanciper du formalisme, développer une participation active…

 

Imaginer des célébrations « connectées »

 

Utiliser les technologies modernes.

  • Pourquoi pas des cyber-messes ? Se retrouver à plusieurs chez quelqu’un, ou dans une église sans prêtre ou ailleurs…

 

  • Des communautés sur un rayon géographique donné (doyenné) pourraient se rassembler localement chacun dans leur église villageoise ou de quartier… Et être reliées par vidéoconférence… avec le lieu où le prêtre célèbre. La Parole de Dieu pourrait être lue dans chaque communauté rassemblée. Echange sur plac. Homélie du prêtre ou autre… Transmission des intentions de prière (Prière Universelle) de chaque communauté à la communauté rassemblée avec le prêtre et vice-versa !...

 

Les moyens techniques… nous les avons déjà. Aurons-nous encore de l’électricité ?... solaire sans doute !

 

D’où la formulation livrée à tous :

Dans les territoires ruraux, en des lieux différents, des assemblées sont interconnectées grâce aux outils modernes, pour célébrer ensemble à distance, en se voyant, en se parlant, en priant ensemble.

 

D’après les notes de Gilbert C. et Marie-Thérèse D.