C3 - Actualiser l’expressions de la foi

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Actualiser l’expressions de la foi - C3

Echange du matin

Nous avons commencé cet atelier par une présentation de chacun , avec une réponse à la question : pourquoi j’ai choisi cet atelier ?

Les  réponses à la question :

  • Personne d’une paroisse revenue à une tradition antérieure à Vt2 : Le langage n’est pas adapté , la paroisse est formatée.
  • CCFD, Intervient auprès de lycéens et étudiants :

             Le langage utilisé  dans les célébrations n’est pas perceptible par des personnes

             n’ayant pas cette culture.

  • Personne ayant une formation en droit canonique :  n’a pas choisi cet atelier. D’après des études statistiques, la majorité des personnes participants à la messe dominicale sont dans une tranche de revenus supérieurs.
  • On ne sait plus parler aux gens,  nos paroles sont caricaturées .
  • Enseignante, annonce de la foi aux jeunes et aux confirmands adultes, Vie chrétienne :

              est à la recherche de formes d’expression nouvelles pour rejoindre ces personnes,

             particulièrement pour la prière. Importance de l’écoute.

 

  • Accompagnement des familles lors de funérailles :

             nous recevons les familles souvent sans lien avec l’Eglise,  sur un temps court.

             Il nous faut expliquer le rituel et trouver les mots qui sonnent justes et être compris.

 

  • CCFD, Pax Christi : 

Le dialogue est difficile avec les jeunes générations. Mes petits enfants semblent ne pas avoir grand-chose à me dire. Comment leur annoncer la Bonne Nouvelle. Pour toute activité humaine, il y a un langage spécifique, de même pour les sacrements.

 

  • CCBL, CVX, Aumônerie PAS :  Le langage utilisé à la messe est incompréhensible pour les gens qui n’ont pas cette culture, les mots sont piégés. Il est quelquefois plus facile de regarder un film avec les plus jeunes (Hungergames) et, en en parlant avec eux, de pouvoir dire quelque chose de l’Evangile.
  • De retour dans la fréquentation d’un paroisse, à la retraite : j’ai des difficultés avec les textes de la messe ( le Credo). Importance de l’homélie, qui ne correspond pas toujours à mon attente.
  • Dominicaine, Mission de France, CCFD : des difficultés avec le vocabulaire, notamment quand elle accompagne des personnes sans culture à la messe (Credo). Le sacré nous enferme, c’est la vie humaine qui est sacrée. La place de la liturgie est dans notre vie.

Notes rassemblées sous 3 sujets principaux, dans l’échange qui a suivi :

  • Pas de liberté de parole : entre chrétiens d’une même paroisse- on ne prend pas cette liberté- cela implique le risque de se couper d’un milieu- les lieux où existe cette liberté : les mouvements. Le pouvoir clérical ne la favorise pas (la parole est aux clercs). Il y a une parole enfouie et une parole officielle.
  • Il y a un retour en arrière : dans la liturgie, le vêtement liturgique, dans l’annonce de l’Evangile. Les plus jeunes sont les plus conservateurs. Il y a une rupture entre la génération du Concile et la génération des années 70-80. D’où l’importance de l’histoire et la peur pour certains que » ça parte dans tous les sens ». Les prêtres, membres des communautés nouvelles, se présentant trop souvent par le nom de leur communauté ‘appartenance.
  • Le manque au niveau de la formation à la prière dans les générations précédentes  a comme conséquence un manque de lien entre les chrétiens.
  • Le vocabulaire : Le Credo : langage incompréhensible pour les générations actuelles. Pour répondre aux questions que les gens se posent sur la foi, il faudrait un langage plus incarné dans notre culture. Le canoniste était en désaccord avec ce qui se disait du texte du Credo, dit incompréhensible pour les chrétiens actuellement :  nécessité d’une soumission aux textes de l’Eglise qui ont été travaillés pendant plusieurs années, sinon plusieurs siècles.

Echange de l’après-midi :

Quels passages des évangiles rejoignent nos constats et questions ?

« Que veux-tu que je fasse pour toi ? » (Bartimée) : Appeler et annoncer commencent par écouter.

« A vin nouveau, outres nouvelles » : si nous voulons entendre une parole nouvelle, une conversion est nécessaire.

« Et vous, qui dites-vous que je suis ? » : la pratique courante d’une lecture littérale des textes, particulièrement chez les jeunes.

« Laisse les morts enterrer les morts » : Nécessité d’aller de l’avant, de se convertir.

«Ce n’est ni sur cette montagne, ni à Jérusalem que vous adorerez le Père…. L’heure vient, elle est là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » Jean 4, 21.23 : Grande liberté pour le croyant. Cette liberté nouvelle envoie la samaritaine vers les autres.

« Je été loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout petit. » Luc 10, 21 : De plus en plus de personnes qui veulent apprendre à lire la Bible.

La Syro-phénicienne : exprimer pourquoi on est en colère ; celui qui est hors institution a quelque chose à nous dire : « moi aussi j’ai droit… » Laisser la place à l’autre ou l’autre à sa place (la place qui est la sienne).

La différence entre une écoute chrétienne et une autre, c’est que dans l’écoute chrétienne, il y a présence d’un Tiers.

« Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre » .

 « Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, illumine tout homme » Jn 1, 9 ::  importance de la prière, pour être soi-même habité.

Quelles actions concrètes ?

  • Oser dire à mon curé : je n’ai pas compris l’homélie. Oser dire son désaccord.
  • Savoir exprimer mes doutes dans la foi.
  • 2 Créer en paroisse un lieu d’expression.
  • 1 Poser la question en paroisse ou autre lieu chrétien : « pour toi qui suis-je ? » ou « que veux-tu que je fasse pour toi ? » et rassembler un groupe de personnes acceptant d’y réfléchir et d’y répondre.
  • Quand nous sommes questionnés ou interpellés par quelqu’un d’extérieur à l’Eglise, faire remonter la question en paroisse ou mouvement.
  • Donner la priorité à l’écoute avant de parler.
  • Dire des paroles qui correspondent à ce que je vis.
  • Se former pour savoir témoigner de notre foi avec nos mots.