J1 - Vivre l'unité de l'Eglise

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Vivre l’unité de l’Eglise

Modérateur : Gérard T.

 

Premier constat : présence dans ce colloque de plusieurs mouvements très variés, dans lesquels les membres agissent, exercent leur responsabilité, en collectifs finalement plus libres que dans les paroisses.

Par contre, les  participants à cet atelier, dans le cadre de cette « parole libérée »,  ont rapporté, quasiment tous, des difficultés vécues dans les paroisses : autoritarisme de prêtres nouvellement nommés qui « cassent » des initiatives de la communauté, paroles  vexantes (« les personnes âgées sont très réfractaires »), retour à des rites oubliés depuis Vatican II, multiplication des paroisses animées  par la fraternité Saint-Martin, en commençant par des paroisses « bourgeoises », ou par l’Emmanuel, refus ou non-encouragement à des propositions des laïcs, par exemple concernant l’ouverture aux migrants, le dialogue avec un centre réformé géographiquement voisin, distinction abusive entre associations catholiques et associations laïques…

L’heureuse présence de quelques lieux ouverts (préparation de célébrations successivement par des groupes différents, pastorale des malades, cours de français) conduisent à un  « nomadisme paroissial » : le choix se fait indépendamment du lieu. Mais…« Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain ».  Mais le modèle clérical français devrait s’inspirer du modèle des communautés ecclésiales de base d’Amérique Latine.

L’évêque, le curé devraient être le lien de le la diversité.  Mais la crainte est de voir 2030 avec une uniformisation traditionnaliste…

Devrions-nous nous orienter  vers un « œcuménisme » intra-catholique pour un dialogue entre les diverses sensibilités et orientations pour reconnaître l’unité dans la diversité ? Peut-être plus difficile, malheureusement, que l’œcuménisme chrétien !  Ce pourrait être aux tenants de Vatican II de faire, avec courage et humilité, le premier pas.

 

Une proposition concrète adoptée par l’atelier :

« Nous avons soif de la reconnaissance d’une église fraternelle, non exclusive et pluraliste. Pour cela, nous souhaitons la mise en place d’un conseil diocésain et pastoral au service de la communion ».